Message du président – Fevrier 2026
La confiance économique repose sur des résultats, et non pas sur des promesses.
Le Canada aborde la nouvelle année dans un contexte économique prudent. Les entreprises surveillent attentivement les coûts, et les décisions d’investissement prennent plus de temps. C’est une période d’ajustement, et les choix que nous faisons aujourd’hui seront déterminants.
Les chemins de fer transportent la majeure partie des marchandises par voie terrestre au Canada, ainsi qu’une grande partie de ce que le pays produit et exporte – du grain des Prairies aux produits énergétiques, en passant par les biens manufacturés et les produits essentiels de tous les jours. Ils relient les producteurs de l’intérieur aux ports et soutiennent le commerce, partout au pays et au-delà.
Les chemins de fer fonctionnent dans l’économie réelle, pas dans la théorie. Tous les jours, ils produisent les résultats qui permettent aux chaînes d’approvisionnement de continuer à fonctionner et aux entreprises canadiennes d’être concurrentielles, même sous pression. Pour soutenir cette performance, les chemins de fer soulignent l’importance de politiques qui se traduisent directement en actions – en commençant par la modernisation du droit du travail afin d’assurer que les conflits sont réglés rapidement, de préférence à la table des négociations, avec une perturbation minimale pour les employés et les chaînes d’approvisionnement dont les Canadiens dépendent. Nous maintenons également notre demande d’un régime fiscal qui soutient les investissements dans tous les secteurs par l’intermédiaire d’un amortissement immédiat de 100 % sur les investissements en capital qui renforcent la productivité et la capacité à long terme.
Tout comme les chemins de fer, l’économie canadienne ne s’ajuste pas uniquement par la théorie ou la paperasserie. Elle s’ajuste par une infrastructure qui fonctionne jour après jour, au-delà des régions et des frontières. En 2024 seulement, les chemins de fer du Canada ont réinvesti un montant record de 4,5 milliards de dollars dans leurs actifs canadiens, une augmentation de 9,5 % par rapport à l’année précédente, portant le total des investissements de la dernière décennie à 35,5 milliards de dollars. Pour détailler davantage, 2,4 milliards de dollars ont été investis dans l’infrastructure ferroviaire et routière, près de 900 millions de dollars ont été investis dans les tout nouveaux wagons-trémies et locomotives à grande capacité qui respectent les normes d’émissions les plus strictes, et 1,2 milliard de dollars ont été investis dans du matériel et des technologies afin de renforcer le réseau.
Les chemins de fer sont construits pour assumer cette responsabilité à long terme. Ils sont conçus pour supporter le poids des cycles économiques, et non pas seulement les aspects positifs.
Au cours de l’année à venir, le succès du Canada sera évalué en termes concrets : marchandises livrées, exportations vers les marchés mondiaux et entreprises pouvant faire une planification en toute confiance. Les chemins de fer continueront à jouer un rôle central pour rendre cela possible.
La force du secteur ferroviaire du Canada ne repose pas uniquement sur l’acier et l’infrastructure, mais sur les plus de 38 000 cheminots qui l’exploitent tous les jours et sur l’engagement envers l’efficacité qui caractérise le secteur.
Cette performance continue, même si elle n’est pas toujours visible, est essentielle et demeure l’un des avantages économiques du Canada.
Eric Harvey