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Une petite ville de la Saskatchewan sert de terrain d’essai pour l’innovation ferroviaire 

Unity, en Saskatchewan (2 600 habitants) ressemble aux nombreuses villes qui parsèment le paysage des Prairies canadiennes. Elle est située à l’intersection de deux autoroutes. Elle est également à la jonction de deux voies ferrées.

La tour de télécommunications de la gare d’Unity sert de site d’essai pour un concept visant à soutenir le processus d’amélioration continue de la fiabilité et de l’efficacité du transport ferroviaire. Dans le cas présent, on cherche à améliorer la communication avancée dans les régions rurales et éloignées.

Le CN, et son fournisseur Nokia, ont doté la tour d’Unity de matériel spécial pour tirer profit du spectre du réseau à large bande de sécurité publique (RLBSP) de 700 MHz. Le 15 janvier 2021, le CN et divers partenaires ont entrepris un essai de validation de principe en direct à l’aide d’une licence expérimentale LTE de la bande 14 de sécurité publique.

Le CN croit que le réseau peut soutenir une communication sans fil améliorée pour les activités ferroviaires, tout en soutenant la communication de sécurité publique. Il espère que les résultats de l’essai permettront de convaincre les organismes de réglementation fédéraux, qui doivent approuver toute utilisation additionnelle du RLBSP.

« L’utilisation de la capacité LTE pour répondre aux besoins opérationnels est un grand pas en avant, et une capacité technologique opérationnelle pleinement déployée n’est possible qu’avec un accès sans fil à large bande », dit Antonio Aranibar, architecte de solutions principal au CN.

Selon le gestionnaire du spectre de l’Association des chemins de fer du Canada Enzo De Benetti, les organismes de réglementation européens ont déjà donné le feu vert à un plan d’utilisation du spectre à large bande par les exploitants ferroviaires afin d’améliorer le contrôle des trains et d’autres systèmes d’augmentation de la fiabilité dans le contexte du futur système de communication mobile ferroviaire (Future Railway Mobile Communication System (FRMCS)).

Avec l’expérience à Unity, le CN espère démontrer une vaste gamme d’avantages potentiels des partenariats publics-privés avec des accords d’infrastructure et de spectre.
« Le spectre de fréquences est une ressource naturelle, explique M. Aranibar. Nous espérons aider le Canada à tirer le maximum de cette précieuse ressource, pour le bien de nos communautés. »

L’essai à la tour d’Unity est l’un des nombreux moyens par lesquels les chemins de fer canadiens cherchent à améliorer les opérations dans des régions du pays où la couverture de télécommunications est inégale et lente.

Une meilleure couverture à large bande changerait la donne pour les chemins de fer. C’est une proposition gagnante de l’accès au spectre en échange d’une meilleure couverture RLBSP pour les investissements d’urgence dans les communautés rurales et éloignées.

L’essai à Unity durera de six mois à un an, et les résultats aideront le CN à perfectionner son discours à ceux qui vont approuver ou désapprouver cet exemple d’innovation ferroviaire.