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BÂTIR LA PROCHAINE GÉNÉRATION DE CHEMINOTS : Une école polytechnique de l’Alberta met l’EDI au premier plan

Le campus de Calgary du Southern Alberta Institute of Technology (SAIT) offre des vues spectaculaires sur la ville et les montagnes voisines. 

Accueillant une école des transports de pointe qui forme les cheminots de demain, le SAIT est également fier de reconnaître les racines qui l’ont vu grandir, ainsi que le Canada. 

Oki, Amba’wastitch, Danit’aidants, Tân’si, bonjour. Nous aimerions reconnaître que le SAIT se trouve sur les territoires traditionnels de la Confédération des Pieds-Noirs. La ville de Calgary englobe une région que les tribus de Pieds-Noirs du sud de l’Alberta décrivaient comme un Moh’kinsstis, ou un « coude », faisant référence à son emplacement à la confluence des rivières Bow et Elbow. Depuis des temps immémoriaux, cette région fut un lieu de rassemblement traditionnel pour les tribus de la Confédération des Pieds-Noirs. Nous nous rassemblons sur les territoires traditionnels de la Confédération des Pieds-Noirs, qui englobe aujourd’hui les peuples autochtones de la région du Traité no 7 du sud de l’Alberta : les Siksika, les Piikani, les Kainai, les Tsuut’ina, les Stoney Nakoda et les Métis de la région no 3. 

Le texte ci-dessus est la reconnaissance territoriale qui figure dans les courriels sortants du SAIT. Ce n’est qu’un exemple – le « strict minimum », selon un responsable de l’école – des nombreuses façons dont le SAIT autochtonise son campus dans le cadre d’un processus dirigé par les Autochtones, qui est lui-même soutenu par une approche plus large de l’équité, de la diversité et de l’inclusion (EDI) au SAIT. 

« Un campus sain est un campus où l’ensemble des étudiants, du personnel et du corps enseignant ont un sentiment d’appartenance, mais surtout les groupes en quête d’équité », explique John Partington, directeur de l’EDI au SAIT. 

Selon M. Partington, l’école adopte différentes approches pour créer cette appartenance, chacune étant ancrée dans le respect de l’individu et des données. 

« Il faut du temps pour combler les lacunes, éliminer les obstacles à la réussite et assurer des résultats équitables quant à l’achèvement des programmes pour certains groupes. Mais cela commence par les données et une image précise de l’ampleur du défi », dit M. Partington. 

Selon M. Partington, l’EDI est loin d’être une « case à cocher administrative » au SAIT. Elle implique de nouvelles approches en matière de recrutement, de mentorat, d’éducation et de formation, de relations entre pairs, de relations avec les anciens élèves et de liaison avec l’industrie.  

  1. Partington explique que l’une des véritables championnes de l’EDI du SAIT est Lynda Holden, actuellement doyenne par intérim des écoles de fabrication et d’automatisation, et des transports.

« À lécole des transports, les leaders sont des agents de changement, explique M. Partington. L’industrie dicte les besoins et l’école répond en offrant plus de programmes d’apprentissage, en attirant plus de femmes dans les métiers et en explorant des voies permettant aux groupes traditionnellement sous-représentés d’obtenir leur diplôme et de trouver de bons emplois. » 

Il ajoute : « Ils donnent l’exemple des comportements souhaités, se concentrent sur le leadership inclusif et les salles de classe inclusives, et l’industrie répond. » 

Selon lui, les industries, ce qui comprend le secteur ferroviaire, se rendent compte que pour réussir, les entreprises doivent exploiter toutes les réserves de talents. Comme de plus en plus d’étudiants talentueux proviennent d’instituts comme le SAIT, les réserves de talents sont de plus en plus grandes. 

« Au SAIT, un campus sain est celui où chacun se sent accueilli, soutenu, inclus, valorisé et habilité à réussir. Pour tous nos diplômés, nous espérons que cela se répercute dans le monde du travail. » 

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