Message du président

Les chemins de fer canadiens : un élément de la solution aux changements climatiques 

Le gouvernement fédéral a récemment annoncé qu’il imposera un prix sur le carbone. Cette politique aura une incidence sensible sur de nombreuses industries exportatrices qui font face à la concurrence de pays exempts de ce type de taxe.

L’adaptation à un monde faible en carbone sera difficile. Le Canada est un pays exportateur qui produit beaucoup d’énergie et de matières premières, et qui génère ainsi des gaz à effet de serre. Très peu d’industries peuvent se développer tout en réduisant leurs émissions.

Il importe de rappeler que des chaînes d’approvisionnement concurrentielles et des réseaux de transport en bon état sont indispensables à la compétitivité mondiale des clients du secteur des transports. Le Canada est vaste et exige un réseau de transport de premier ordre. En fait, les chaînes d’approvisionnement physiques se concurrencent les unes les autres. Par exemple, une cargaison en provenance de Shanghai peut voyager par bateau pendant 14,7 jours jusqu’au port de Long Beach (Californie) pour ensuite être expédiée par rail vers des marchés américains et atteindre Chicago en 5,1 jours. Par ailleurs, cette même expédition peut atteindre des ports de la C.-B. en 15,3 jours, puis être acheminée par rail vers Chicago en 6,1 jours. Des facteurs comme les tarifs d’expédition, les délais portuaires, les formalités douanières et les coûts d’assurance influencent la sélection d’une chaîne logistique par les clients. Des chaînes d’approvisionnement concurrentielles peuvent aider les clients canadiens à accroître leurs ventes en proposant des prix intéressants. Ainsi, une tonne de blé peut être transportée par train de Regina au port de Vancouver pour 35 $ environ. Des tarifs aussi avantageux aident les expéditeurs de grain à soutenir la concurrence internationale.

Les gouvernements peuvent soutenir les industries exportatrices en investissant dans le réseau de transport et en optimisant son efficacité. Notre infrastructure ferroviaire de classe 1 est exemplaire à cet égard. Elle est très efficace, comme en témoignent son fonctionnement 24/7, ses bas tarifs, sa grande rapidité et ses faibles temps morts. Elle est bien capitalisée et fait l’objet de réinvestissements annuels de l’ordre de 20 % des revenus générés. Les entreprises rentables et bien gérées suscitent la confiance des investisseurs et entretiennent le cercle vertueux de l’investissement, de l’amélioration des services et des prix compétitifs.

Mais tel n’est pas le cas pour toutes les composantes du réseau. Ces dernières années, nous avons observé des goulots d’étranglement imputables à un nombre insuffisant de brise-glace dans les Grands Lacs, l’absence d’opérations nocturnes dans de nombreux ports, un manque d’investissement dans les routes et les ponts, etc.

En outre, les changements climatiques affectent l’infrastructure de transport. Les Prairies sont inondées plus souvent qu’il y a 50 ans. En 2013-2014, nous avons eu la récolte de céréales la plus abondante de l’histoire, en partie à cause d’une saison plus longue permettant de cultiver plus au nord. Cette même année, nous avons connu l’hiver canadien le plus froid en 75 ans, alors que les États-Unis étaient aux prises avec un « vortex polaire » et des chutes de neige records qui ont paralysé le pays.

L’infrastructure de transport est d’une importance capitale pour le Canada en tant que nation commerçante. Nos chemins de fer de classe 1 ont démontré que, lorsqu’ils évoluent dans un contexte commercial rentable, ils consentent des investissements générateurs de croissance. Toutefois, les chemins de fer d’intérêt local – en concurrence avec le camionnage subventionné utilisant des routes et autoroutes financées par l’État – n’ont pas la même capacité de combler des besoins d’infrastructure. Ces chemins de fer d’intérêt local sont la clé de notre capacité d’offrir un service de transport durable pouvant soutenir le commerce mondial. Ils émettent moins de gaz à effet de serre que les camions et ne congestionnent pas nos routes ni ne les endommagent. Ne serait-ce que pour ces raisons, le Canada devrait se fixer l’objectif de convertir une bonne partie du transport routier en transport ferroviaire. Une conversion d’à peine 15 % réduirait les émissions de GES de près de 5,6 mégatonnes d’équivalent CO2, ce qui revient à retirer de la circulation plus d’un million de voitures pendant un an.

Alors que nous avançons vers un avenir plus faible en carbone, le rail est l’une des rares industries qui peuvent aider l’économie à croître tout en réduisant les émissions. Les investissements en infrastructure de transport peuvent contribuer à abaisser les émissions de carbone et à augmenter parallèlement notre compétitivité mondiale.

Michael Bourque
Président-directeur général
Association des chemins de fer du Canada
@bourqrail

Michael Bourque, Président-directeur général ACFC Michael Bourque, Président-directeur général ACFC Message du président

 

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