Amélioration sur le plan de la sécurité, de l'environnement et de la performance économique


OTTAWA – Les chemins de fer canadiens ont investi des sommes considérables en vue d’optimiser le service offert à leurs clients durant la reprise économique, a annoncé aujourd’hui l’Association des chemins de fer du Canada (ACFC).

Le trafic s'est amélioré en 2010 avec le fret chargé hebdomadaire continuant à montrer des gains importants pour les chemins de fer canadiens par rapport aux niveaux de 2009. Le volume cumulatif à la mi-décembre a atteint presque 3.6 millions de fret chargé, une hausse de 17 pour cent sur 2009. « L'industrie du rail espère que la croissance économique continuera avec les niveaux robustes du trafic. Nous sommes prêts à aider à transporter l’économie canadienne vers l’avant » de dire le Président de l’ACFC, Cliff Mackay.

Dans son rapport Tendances ferroviaires 2010, l’ACFC a indiqué que le secteur ferroviaire canadien a investi 1,5 G$ en ajouts aux immobilisations en 2009, soit une hausse de 133 M$, ou 9,6 %, par rapport à 2008. Il s’agit de la première fois que les chemins de fer accroissent leurs dépenses en immobilisations en période de ralentissement économique. Les programmes de modernisation des installations visant l’amélioration de l’infrastructure, des locomotives et des parcs de wagons et de voitures ainsi que les investissements en technologie de l’information ont tous contribué à rehausser la performance du secteur et le service à la clientèle.

Des investissements de 706 M$ en 2009 consacrés aux ajouts apportés à la voie et à l’emprise ont représenté presque la moitié des investissements totaux. Sur le plan des ajouts aux immobilisations, la deuxième catégorie en importance a été le matériel roulant, où les ajouts ont totalisé 317 M$, soit une hausse des dépenses de 27 M$, ou 9,3 %, par rapport à 2008 et de 54 M$, ou 20,5 %, par rapport à 2000.

« Les programmes d’investissements visant le renouvellement des installations de base et l’acquisition de matériel roulant ainsi que les autres investissements contribuent à favoriser la croissance et à améliorer la productivité du secteur et la fluidité des réseaux, a déclaré Cliff Mackay, président de l’ACFC. Le rail, secteur le plus capitalistique au Canada, fournit et entretient la totalité de son infrastructure, et il réinvestit environ 20 % de ses revenus – en moyenne plus de 2 G$ par année depuis 2005 – dans le réseau ferré afin de fournir un service de qualité et d’améliorer les temps de parcours au profit de ses clients qui bénéficient de prix de transport parmi les plus bas au monde.

« C’est la raison pour laquelle la stabilité et la certitude sur le plan réglementaire sont essentielles afin de créer un modèle économique qui permet d’effectuer en toute confiance les investissements considérables nécessaires pour qu’au 21e siècle, le rail continue de jouer le rôle d’épine dorsale d’une chaîne d’approvisionnement en transport efficace et fiable et d’être le moteur de l’économie canadienne », a ajouté M. Mackay.

Baisse du trafic
Les investissements ont été effectués alors même que le volume de travail du secteur ferroviaire subissait l’incidence marquée du ralentissement économique mondial en 2009. Le transport de marchandises, les services voyageurs intervilles, les dessertes de banlieue et les trains touristiques ont tous enregistré une diminution des volumes.

À l’exception des secteurs de l’agriculture et des produits manufacturés et autres, le transport de marchandises a diminué de 11,1 % sur douze mois, les diminutions les plus marquées ayant été enregistrées dans les secteurs des minéraux, des métaux et de l’intermodal.

En 2009, le nombre de voyageurs utilisant les trains intervilles a diminué de 7,4 % comparativement à l’année précédente. Le nombre d’utilisateurs de trains de banlieue a également diminué, mais de façon moins marquée au cours de la même période, enregistrant une baisse de 1,6 %.

Les produits totaux du secteur ont été de 9,6 G$, soit une baisse de 1,6 G$, ou 14,3 %, sur douze mois. Les produits marchandises, qui constituent la plus grande part des recettes du secteur, ont diminué de 1,5 G$, ou 15,2 %, pour s’établir à leur plus bas niveau depuis 2004. La diminution des produits voyageurs a été moins marquée, soit une baisse de 34 M$, ou 5,1 %, par rapport à 2008. Quant aux autres produits, en 2009, ils ont presque tous été générés par le transport ferroviaire de marchandises et ont connu une baisse de 40 M$, ou 6,9 %, par rapport à l’exercice précédent.

Le bénéfice d’exploitation total de 1,2 G$ a diminué de 0,8 G$ ou 38,6 % en 2009 par rapport à 2008, la baisse de 1,6 G$ des produits ayant été partiellement compensée par la réduction de 0,8 G$ des charges d’exploitation. Le secteur a enregistré son bénéfice d’exploitation le plus bas de la dernière décennie.

Amélioration de la performance en matière de sécurité
Comparativement à 2004, le nombre d’accidents de trains des chemins de fer marchandises sous réglementation fédérale et provinciale a diminué du tiers, s’établissant à 1 121 accidents en 2009, comparativement à 1 681 accidents en 2004. Le taux d’accidents est descendu à sa valeur la plus basse en cinq ans, s’établissant à 2,8 en 2009, comparativement à 3,8 en 2004, ce qui constitue une amélioration impressionnante de 26,3 %.

On a dénombré 67 accidents de trains voyageurs en 2009, soit une baisse par rapport aux 80 accidents enregistrés en 2004. Le taux d’accidents par million de voyageurs et utilisateurs de trains de banlieue a chuté à 0,95 en 2009, alors qu’il était de 1,35 en 2004, soit une baisse remarquable de 40 %.

Environnement : efficacité et durabilité
Les dépenses de carburant d'industrie de rail sont tombées de 820 million $ soit une baisse de 40.4 pour cent par rapport à 2009. Deux facteurs étaient responsables de ce résultat – une baisse de consommation de 14 pour cent, et une baisse de plus de 30 % du prix du carburant. Le déclin de la consommation de carburant a dépassé la charge de travail réduite de l'industrie, soulignant le succès des pratiques en matière de conservation du carburant de l'industrie.

Le renouvellement des parcs de matériel en cours dans le secteur, entre autres le remplacement des locomotives plus anciennes par des unités plus puissantes et économes en carburant, a contribué à renforcer la position du secteur en vue de surmonter le défi auquel sont confrontées les collectivités et les entreprises canadiennes et d’offrir des transports écologiquement viables pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain. À l’heure actuelle, le secteur du transport représente la principale source d’émissions de gaz à effet de serre (GES), avec 27 % de la totalité des émissions produites au Canada. Pour leur part, les chemins de fer canadiens acheminent, en tonnes-kilomètres, 75 % des marchandises transportées par voie terrestre, mais ne produisent que 3 % des GES du secteur des transports.

« Nos investissements considérables et nos innovations renforcent la base du système de transport, le rendant plus sécuritaire et plus sûr, ce qui permet à l’économie canadienne d’atteindre une croissance fructueuse en fournissant aux clients un accès facile aux marchés nationaux et internationaux, pour faire concurrence au 21e siècle, et agir comme moteur de l’économie canadienne, a conclu M. Mackay. Et nous le faisons d’une façon efficace sur le plan environnemental, qui profite à nos collectivités en réduisant la congestion routière et en contribuant à limiter les émissions néfastes qui font du tort à notre environnement. »

L’Association des chemins de fer du Canada représente une cinquantaine de chemins de fer marchandises, touristiques, de banlieue et intervilles au Canada – qui fournissent du travail à plus de 35 000 personnes – ainsi que 45 fournisseurs associés et partenaires. Chaque année, le rail transporte plus de 70 millions de personnes et 75 % des biens du pays, et il le fait de façon écologiquement viable, ne produisant que 3 % des gaz à effet de serre attribuables au secteur du transport.

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